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Financement des PME au Canada, 2003 - Partie IV : Profil du financement par capital de risque

3. Financement par capital de risque

3.1 En quoi consiste le financement par capital de risque?

Le financement par CR est une formule de financement par actions directe et à long terme dans des entreprises privées à fort potentiel de croissance, assurée et gérée par des investisseurs professionnels100. Ces investisseurs s'organisent habituellement en sociétés de financement en CR (en formant des partenariats privés ou des sociétés fermées) qui établissent un ou plusieurs fonds de CR pour réunir des capitaux provenant de particuliers et d'investisseurs institutionnels — capitaux qui sont par la suite investis dans des instruments de participation aux capitaux propres (p. ex., des actions) émis par les PME.

À peine une faible proportion d'entreprises feront appel au CR, car celui-ci exige

  • la dilution de la propriété des entreprises à fort potentiel de croissance;
  • des entreprises aux idées innovatrices;
  • un rendement potentiel de l'ordre de 30 à 40 p. 100 annuellement au cours d'une longue période;
  • la participation de la société de CR à la gestion de l'entreprise.

Le CR est habituellement investi dans de très jeunes entreprises en plein essor qui ont le potentiel de devenir des joueurs importants sur leur marché. Les investisseurs en CR évaluent plusieurs centaines de possibilités d'investissement chaque année, mais n'investissent que dans quelques entreprises susceptibles de leur procurer un taux de rendement supérieur à l'intérieur de cinq à sept ans101. Selon une étude, les investisseurs en CR américains financent seulement un projet parmi une centaine de projets possibles102.

3.2 Le capital de risque n'est pas la panacée du financement

Tel que précisé plus tôt, le financement par CR entre habituellement en jeu au début du développement d'une entreprise et au stade où elle prend de l'expansion. Bien que ce type de financement fournisse des capitaux de croissance et d'expansion essentiels aux entreprises à fort potentiel de croissance, il ne s'agit pas d'une panacée, compte tenu de la série de défis que doivent surmonter les PME pour avoir accès au financement. Les investissements de CR représentent des risques très élevés pour les investisseurs et ces derniers s'attendent à être compensés par des rendements élevés du capital investi. Ce ne sont pas toutes les entreprises qui sont capables ou prêtes à prendre les engagements nécessaires au chapitre de la croissance pour satisfaire à ces exigences.

De plus, en raison des critères rigoureux des investisseurs en CR, ce marché est limité à un petit nombre d'entreprises à fort potentiel de croissance. Seul un faible pourcentage de PME en pleine croissance (moins de 1 p. 100 de toutes les PME en une année donnée, soit environ 87 000 entreprises)103 sont considérées comme ayant un potentiel d'investissement attrayant par les sociétés de financement en (CR) Du point de vue de l'entrepreneur, l'accès au CR est difficile, coûteux et souvent associé à une remise de contrôle ou de propriété de leur entreprise. En 2001, 40 p. 100 des PME n'étaient pas prêtes à renoncer à leurs droits de contrôle en échange de CR, même si cela devait conduire à une croissance rapide104.

3.3 Le capital de risque est un investissement actif, risqué et de transition

Les investisseurs en CR jouent un rôle actif dans la gestion de leurs sociétés de portefeuille. La plupart des investisseurs de CR aspirent à détenir, collectivement, une participation majoritaire de façon à ajouter de la valeur (p. ex., en offrant des conseils, en aidant au recrutement de l'équipe de gestion, en cernant et en analysant les occasions à saisir sur le marché et en fournissant un accès aux professionnels dans le domaine) et à influencer les décisions de gestion de l'entreprise (en lui rendant visite périodiquement, en examinant les rapports mensuels et en siégeant à son conseil d'administration).

Selon une étude réalisée en 1997 par Paul Gompers105, le degré de contrôle disproportionné accordé au fonds de CR (découlant du fait que le fonds a pris des risques financiers) est un aspect critique de cette structure de régie. Malgré l'apport critique de capital par le fonds, cette transition en matière d'autorité n'est pas toujours avantageuse pour l'entrepreneur, car les investisseurs en CR apportent souvent des changements à la gestion de la société émettrice pour la rendre plus professionnelle, en remplaçant l'entrepreneur qui fait « cavalier seul » par un administrateur professionnel106.

L'un des grands facteurs de risque auquel sont exposés les investisseurs en CR est l'absence d'information sur les activités et le rendement des entreprises ciblées en vue d'investissements potentiels. Par conséquent, l'attribution d'une valeur pose problème et est souvent à l'origine de conflits entre les investisseurs de CR et les sociétés de portefeuille. Les investisseurs en CR prennent souvent de grands risques d'investissement parce qu'ils investissent dans de nouveaux concepts et de nouvelles technologies dont le potentiel sur le marché n'est pas éprouvé. Ces risques sont particulièrement élevés dans le cas des technologies de l'information et des sciences de la vie, en raison du fait que, dans ces secteurs, il faut beaucoup de temps avant que le concept innovateur initial porte fruit sur le marché. Les longs cycles de développement des produits ajoutent aux incertitudes associées aux nouvelles technologies et aux nouveaux produits, puisque les investisseurs s'exposent à ce que le produit n'atteigne pas son plein potentiel avant d'être devancé par une technologie concurrente. Afin de compenser pour ces risques élevés, les administrateurs de fonds de CR exigent une éventuelle croissance rapide et substantielle ainsi qu'une part dans les profits de l'entreprise. À la fin du stade de développement rapide de l'entreprise, les investisseurs en CR cherchent généralement à libérer et à réinvestir leur capital ou à le remettre à leurs investisseurs.

Le risque que les investisseurs en CR sont prêts à accepter, en particulier au stade de la croissance, est souvent dicté par les facteurs économiques et de marché qui influent sur les possibilités de sortie (surtout les PAPE ou les fusions et les acquisitions). Un PAPE est habituellement l'option de sortie préférée, car elle a tendance à offrir le meilleur rendement du capital investi. Toutefois, comme il sera précisé plus loin dans la section 4, il ne s'agit souvent pas de la meilleure option pour financer les petites entreprises (dont l'actif est inférieur à 10 millions de dollars).

3.4 Retombées économiques du capital de risque

Selon les résultats de la plus récente étude réalisée pour le compte de la Banque de développement du Canada107 sur les retombées économiques des placements de CR au pays, la croissance des entreprises bénéficiant d'un financement par CR (en particulier celles du secteur des technologies de l'information et du secteur des sciences de la vie) a nettement surclassé la croissance de l'économie dans son ensemble. En moyenne, entre 1995 et 1999, les entreprises bénéficiant d'un financement par CR ayant participé au sondage ont enregistré :

  • une hausse annuelle de l'emploi de 39 p. 100 (s'élevant à 60 p. 100 dans le cas des entreprises du secteur des technologies de l'information et à 47 p. 100 pour les entreprises du secteur des sciences de la vie);
  • une hausse annuelle des ventes de 31 p. 100 (de 53 p. 100 dans le cas des entreprises du secteur des technologies de l'information et de 66 p. 100 pour les entreprises du secteur des sciences de la vie);
  • une hausse annuelle des exportations de 38 p. 100 (soit de 58 p. 100 dans le cas des entreprises du secteur des technologies de l'information et de 52 p. 100 pour les entreprises du secteur des sciences de la vie);
  • une hausse annuelle des dépenses en R-D de 52 p. 100 (de l'ordre de 56 p. 100 dans le cas des entreprises du secteur des technologies de l'information et de 60 p. 100 pour les entreprises du secteur des sciences de la vie).

Une étude menée par la Graduate School of Business de la Stanford University108 a révélé que, grâce à l'apport de financement par CR, une entreprise en démarrage a 79 p. 100 plus de chances d'assurer la mise en marché d'un produit109.

En 2002, les entreprises américaines ayant bénéficié d'un financement par CR :

  • ont contribué près de 1,1 billion $ au PIB des États-Unis;
  • ont fourni un emploi direct à 12,5 millions de personnes (15 millions d'emplois indirects), représentant 11 p. 100 du PIB américain et 11 p. 100 de l'emploi en 2000;
  • ont surclassé les autres entreprises en ce qui a trait aux ventes, aux impôts versés, aux exportations et aux dépenses en R-D (ajusté en fonction de la taille des entreprises);
  • ont stimulé l'innovation en finançant des projets trop risqués pour les sociétés de financement traditionnelles;
  • ont joué un grand rôle dans la création de grappes industrielles, notamment dans les domaines de la médecine, de la santé et de la sécurité informatique.

Source: Venture Economics, 2003 NVCA Yearbook.

3.5 Activité relative au capital de risque au Canada en 2001 et en 2002

3.5.1 Aperçu

Ralentissement du niveau d'activité depuis 2001, mais faits nouveaux encourageants en 2002
Malgré le resserrement de la situation de l'investissement depuis 2001, l'industrie canadienne du CR montre des signes de vigueur et a connu en 2002 une année plus intéressante que prévue, ses investissements s'élevant alors à 2,5 milliards de dollars dans 677 entreprises. Bien qu'l s'agisse d'une baisse très marquée par rapport aux 3,8 milliards investis en 2001 et aux investissements de 5,8 milliards en 2000, année de pointe, ce chiffre concorde avec le niveau d'investissement en 1999, 2,7 milliard.

Graphique 48
Activité relative au capital de risque au Canada, de 1998 à 2002

Activité relative au capital de risque au Canada, de 1998 à 2002

3.5.2 Activité relative au capital de risque : valeur des investissements, investissements nouveaux par rapport aux investissements subséquents et stade d'investissement

Plus forte concentration de transactions importantes en 2002
La concentration des investissements dans la catégorie des gros investissements (5 millions de dollars et plus) pourrait être attribuable aux bouleversements sur les marchés financiers en 2001 et en 2002. Le climat d'investissement tendu a découragé les spécialistes du CR à faire de nouveaux investissements et les a incités à injecter des sommes importantes dans des entreprises bien établies, notamment dans le secteur des technologies de l'information.

Part du total des investissements de CR selon l'importance des transactions

  • Très petites transactions (moins de 500 000 $) :
    - 2 p. 100 en 2002 (57 millions $)
    - 2 p. 100 en 2001 (66 millions $)

  • Petites transactions (500 000 $ à un million $) :
    - 3 p. 100 en 2002 (67 millions $)
    - 3 p. 100 en 2001 (97 millions $)

  • Moyennes transactions (1 à 5 millions $) :
    - 24 p. 100 en 2002 (581 millions $)
    - 19 p. 100 en 2001 (713 millions $)

  • Grosses transactions (5 millions $ et plus) :
    - 71 p. 100 en 2002 (1,8 milliard $)
    - 77 p. 100 en 2001 (2,9 milliards $)

La plupart des investissements de capital de risque servent au financement des derniers stades de développement110
En 2002, les investisseurs en CR se sont surtout concentrés sur le financement des derniers stades de développement, dont la part du marché s'élevait à 58 p. 100 (ou 1,4 milliard de dollars). Inversement, en 2001, 61 p. 100 du total des investissements (ou 2,3 milliards) étaient destinés au financement du début de croissance. Bien que cela soit conforme au ratio historique 40:60 entre le financement du début de croissance et des derniers stades de développement (graphique 49), les entreprises en début de croissance ont réussi à obtenir un financement par CR principalement auprès des sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT).

Nouveaux investissements

  • Proportion du financement du début de croissance par rapport au total des investissements de CR :
    • 42 p. 100 en 2002 (1 milliard $)
    • 61 p. 100 en 2001 (2,3 milliards $)

  • Proportion du financement des derniers stades de développement par rapport au total des investissements de CR :
    • 58 p. 100 en 2002 (ou 1,4 milliard $)
    • 39 p. 100 en 2001 (ou 1,5 milliard $)

La plupart des investissements étaient destinés au financement subséquent
En 2002, l'écart entre les nouveaux investissements et les investissements subséquents111 a continué de s'élargir. Les investisseurs en CR ont investi plus d'argent dans les transactions de financement subséquent et ont moins investi dans les entreprises à la recherche d'un nouveau financement. Cette tendance peut être attribuable au resserrement de la situation de l'investissement, qui limite le potentiel de rendement, diminue les possibilités de sortie et force les investisseurs en CR à appuyer les investissements dans les sociétés de portefeuille pendant de plus longues périodes, limitant leur capacité de libérer des capitaux pour de nouvelles transactions.

Nouveaux investissements

  • 26 p. 100 en 2002 (646 millions $)
  • 23 p. 100 en 2001 (860 millions $)

Investissements subséquents

  • 74 p. 100 en 2002 (1,8 milliard $)
  • 77 p. 100 en 2001 (2,9 milliards $)

Graphique 49
Tendances en matière d'investissement selon le stade de développement, de 1996 à 2002

Tendances en matière d'investissement selon le stade de développement, de 1996 à 2002

3.5.3 Types d'nvestisseur

Sociétés à capital de risque de travailleurs112
La plupart des investisseurs canadiens en CR ont grandement réduit leur niveau d'investissement en 2002. Les SCRT, par contre, ont maintenu leur train d'investissement et ont accaparé 25 p. 100 du marché (voir le graphique  50). Précisons que 36 p. 100 de leurs investissements étaient destinés aux entreprises à la recherche de capitaux pour la première fois (comparativement à 26 p. 100 en 2001).

Part du marché des SCRT :

  • 25 p. 100 en 2002 (627 millions $)
  • 17 p. 100 en 2001 (650 millions $)

Part du marché des investisseurs étrangers :

  • 26 p. 100 en 2002 (650 millions $)
  • 29 p. 100 en 2001 (1,1 milliard $)

Part du marché des investisseurs indépendants privés :

  • 13 p. 100 en 2002 (313 millions $)
  • 16 p. 100 en 2001 ($602 millions $)

L'investissement étranger a continué de jouer un rôle important
Depuis 1999, les investisseurs étrangers, principalement des fonds de CR et des fonds d'investissement stratégique de sociétés américaines, investissent davantage dans l'industrie canadienne du (CR) Leurs investissements sont principalement axés sur les technologies de l'information et les sciences de la vie (voir la figure 50).

Activité des investisseurs étrangers

  • Total des investissements : 1,1 milliard $ en 2001 et 640 millions $ en 2002.
  • Part du marché : 25 p. 100 en 2001 et 26 p. 100 en 2002.
  • Valeur moyenne des investissements : 11 millions $ en 2001 et 9 millions $ en 2002.
  • Répartition sectorielle des investissements en 2002 :
    • secteur des technologies de l'information : 559 millions $ (86 p. 100);
    • autres secteurs technologiques (y compris énergie et environnement) : 40 millions $ (6 p. 100);
    • secteur des sciences de la vie : 36 millions $ (environ 6 p. 100);
    • secteurs traditionnels (y compris fabrication, vente au détail, services aux consommateurs et aux entreprises et produits grand public) : 15 millions $ (2 p. 100).

Malgré la diminution du flux de capitaux et du niveau d'investissement en 2000 et en 2001, la part du marché des investisseurs étrangers a augmenté de façon soutenue, passant de 19 p. 100 du total des investissements en 1999 à 25 p. 100 en 2000 et à 29 p. 100 en 2001. En 2002, les investissements étrangers de CR représentaient 26 p. 100 de l'activité totale relative au CR au Canada et il s'agissait des plus importantes transactions négociées.

Graphique 50
Types de capital de risque — Tendances de 1998 à 2002

Types de capital de risque — Tendances de 1998 à 2002

Les investisseurs institutionnels étaient plus actifs, malgré leur rôle limité113
En 2002, les investisseurs institutionnels ont investi 183 millions de dollars (7 p. 100 de l'investissement total) comparativement à 289 millions en 2001 (8 p. 100 de l'investissement total) et un milliard de dollars en 2000 (ou 18 p. 100). Bien que les caisses de retraite aient récemment contribué à accroître le flux de nouveaux capitaux, leur part du marché au cours de la période de 1996 à 2002 demeure modeste, de l'ordre en moyenne de 14 p. 100. Toutefois, les récentes mesures budgétaires fédérales, le nouveau fonds de fonds canadien et les analyses comparatives sur le rendement récemment publiées sont susceptibles de stimuler les investissements de CR dans le secteur institutionnel.

3.6 Activité sectorielle

Tendance globale

Les tendances sectorielles de l'activité relative au capital de risque confirment la dépendance des entreprises de haute technologie envers le capital de risque
Selon la répartition sectorielle de l'activité relative au CR entre 1996 et 2002, l'accent porte nettement sur les technologies de l'information et les entreprises spécialisées dans le secteur des sciences de la vie, qui ont attiré :

  • 89 p. 100 (2,2 milliards de dollars) du total des investissements de CR en 2002;
  • 91 p. 100 en 2001 (3,5 milliards de dollars);
  • 87 p. 100 en 2000 (5 milliards de dollars);
  • 80 p. 100 du total des investissements de CR au cours de 1996 à 2002.

Graphique 51
Part moyenne des investissements et des financements de capital de risque par secteur, de 1996 à 2002

Part moyenne des investissements et des financements de capital de risque par secteur, de 1996 à 2002

Technologies de l'nformation

Les technologies de l'information continuent de dominer l'activité relative au capital de risque
Malgré l'éclatement de la bulle technologique, les technologies de l'information (TI) ont stimulé les investissements de CR ces dernières années. Le renouvellement de l'activité dans le domaine des communications, du réseautage et des logiciels, ainsi que dans d'autres secteurs des TI explique en grande partie l'augmentation du capital investi au Canada.

Activité relative au capital de risque dans le secteur des technologies de l'information

  • Investissements :
    • 1,6 milliard $ en 2002 (44 p. 100 du total des investissements de CR);
    • 2,7 milliards $ en 2001 (70 p. 100 du total des investissements de CR).
  • Investissements dans les sous-secteurs des technologies de l'information :
    • industries des communications : 42 p. 100 en 2002 et 38 p. 100 en 2001;
    • industries logicielles : 22 p. 100 en 2002 et 24 p. 100 en 2001;
    • industries Internet : 11 p. 100 en 2002 et 16 p. 100 en 2001;
    • semi-conducteurs : 15 p. 100 en 2002 et 7 p. 100 en 2001.

La plupart des investissements dans les technologies de l'information étaient destinés à des entreprises ontariennes
La valeur des investissements dans les TI était relativement importante (près de 6 millions de dollars — plus de deux fois supérieure à la moyenne dans les autres secteurs) et ceux-ci étaient principalement destinés aux entreprises de l'Ontario, qui ont accaparé une part moyenne :

  • de 66 p. 100 des investissements (un milliard de dollars) en 2002 (comparativement à 22 p. 100 pour le Québec et à 8 p. 100 pour la Colombie-Britannique);
  • de 68 p. 100 (ou 1,8 milliard de dollars) en 2001 (comparativement à 20 p. 100 pour le Québec et à 8 p. 100 pour la Colombie-Britannique).

Graphique 52
Investissements de capital de risque dans les technologies de l'information par région, 2002

Investissements de capital de risque dans les technologies de l'information par région, 2002

Sciences de la vie

Faible augmentation de l'activité relative au capital de risque en 2002
Malgré un repli généralisé des investissements de CR, la baisse des investissements de CR dans le secteur des sciences de la vie a été moins marquée que celle qu'a connue l'économie en général. Les investissements de CR dans les sciences de la vie ont diminué de 28 p. 100, contre 35 p. 100 pour l'économie en générale. En raison de ces tendances, la part des investissements du secteur des sciences de la vie a augmenté, passant de 17 p. 100 en 2001 à 19 p. 100 en 2002.

L'activité relative au capital de risque dans le domaine des sciences de la vie était concentrée au Québec et en Colombie-Britannique en 2002

  • Les investissements de CR dans le secteur des sciences de la vie au Québec représentaient 47 p. 100 (217 millions de dollars) de l'investissement total dans ce secteur au Canada. Cette concentration était ancrée dans plusieurs financements marquants de sociétés biopharmaceutiques de la région du Grand Montréal (p. ex., Gemin X Biotechnologies et Phytobiotech).
  • Les investissements de CR dans le secteur des sciences de la vie en Ontario représentaient 29 p. 100 (134 millions de dollars) des investissements dans ce secteur au Canada.
  • En Colombie-Britannique, les investissements de CR dans le secteur des sciences de la vie ont grandement diminué ces dernières années, passant de 31 p. 100 (204 millions de dollars) en 2001 à 13 p. 100 (61 millions) en 2002.
  • Les Prairies ont attiré 7 p. 100 (ou 31 millions de dollars) du total des investissements de CR dans les sciences de la vie.
  • Le Canada atlantique a attiré 4 p. 100 (ou 20 millions de dollars) du total des investissements de CR dans les sciences de la vie (le double de sa part globale d'nvestissements de CR).

Activité relative au capital de risque dans le secteur des sciences de la vie

  • Investissements :
    • 463 millions $ en 2002 (19 p. 100 du total des investissements de CR);
    • 651 millions $ en 2001 (17 p. 100 du total des investissements de CR).
  • Investissements dans les sous-secteurs des sciences de la vie :
    • secteur biopharmaceutique : 62 p. 100 en 2002 et 74 p. 100 en 2001;
    • matériels et instruments médicaux : 27 p. 100 en 2002 et 8 p. 100 en 2001;
    • logiciel médical et biotechnologique, et services d'information : 9 p. 100 en 2002 et 13 p. 100 en 2001.

Secteurs traditionnels

Les investissements étaient surtout destinés à l'Ouest canadien
Les secteurs traditionnels ont attiré moins d'investissements de CR114 :

  • 278 millions de dollars (ou 11 p. 100) du total des investissements de CR en 2002;
  • 336 millions (ou 9 p. 100) du total des investissements de CR en 2001;
  • le nombre de financements est demeuré stable en 2001 et en 2002, de l'ordre de 223 et de 224 millions respectivement.

Entre 1996 et 2002, les investissements des investisseurs de CR au Manitoba et en Saskatchewan étaient axés sur les secteurs traditionnels. Les parts de l'investissement dans les secteurs traditionnels dans ces provinces s'établissaient en moyenne, durant la période de 1996 à 2002 :

  • à 68 p. 100 au Manitoba (contre 20 p. 100 pour les sciences de la vie et 11 p. 100 pour les TI);
  • à 60 p. 100 en Saskatchewan (contre 20 p. 100 pour les sciences de la vie et 7 p. 100 pour les TI);
  • à 39 p. 100 dans les provinces atlantiques (contre 3 p. 100 pour les sciences de la vie et 2 p. 100 pour les TI);
  • à 33 p. 100 au Québec (contre 40 p. 100 pour les sciences de la vie et 21 p. 100 pour les TI);
  • à 17 p. 100 en Ontario (contre 30 p. 100 pour les sciences de la vie et 66 p. 100 pour les TI).

Graphique 53
Investissements de capital de risque dans les sciences de la vie par région, 2002

Investissements de capital de risque dans les sciences de la vie par région, 2002

3.7 Activité régionale

La présente section examine l'activité régionale liée au CR en 2001 et en 2002 et fait état des principales tendances depuis 1996. Tel qu'indiqué plus loin, les investissements de CR au Canada, en termes absolus, ont tendance à être concentrés dans quelques régions à forte intensité technologique : l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique. La comparaison relative des données régionales laisse également entrevoir deux écarts, quant à la répartition de l'activité relative au CR entre les diverses régions du pays, observés dans les Prairies et, dans une moindre mesure, au Canada atlantique. Les données indiquent également qu'en termes relatifs, l'activité liée au CR au Canada de 1990 à 2002 a été comparable à l'activité américaine. Le Canada n'a éprouvé ni la montée en flèche de l'activité de 1999 à 2000 ni la chute fracassante de l'activité qui a eu lieu aux États-Unis au cours des deux dernières années. Au Canada, les activités en vue de réunir des fonds de CR se sont poursuivies, alors que certains fonds de CR américains ont retourné les fonds d'investissements à leurs investisseurs en raison de l'absence de possibilités d'investissement viables et d'un rendement intéressant du capital investi au cours des 18 derniers mois.

Graphique 54
Investissements de capital de risque dans les secteurs traditionnels par région, 2002

Investissements de capital de risque dans les secteurs traditionnels par région, 2002

L'analyse de la répartition régionale de l'activité liée au CR au Canada doit tenir compte à la fois de mesures absolues et relatives. Comme il n'existe pas de mesure précise du montant « optimal » ou « approprié » d'investissements de CR pour une économie (ou une région en particulier), la plupart des pays ont établi des comparaisons avec les États-Unis à titre d'approximation. Or, il n'est pas nécessairement indiqué, dans toutes les situations ou pour toutes les régions, de fonder le rendement sur l'expérience américaine. Relativement, par contre, les données révèlent que l'activité liée au CR au Canada de 1990 à 2002 a été semblable au taux des investissements aux États-Unis, bien que la volatilité observée sur le marché américain ait été en partie modérée au Canada.

Des mesures relatives sont essentielles pour comprendre la répartition régionale de l'activité globale liée au CR au Canada. Afin d'être pertinente et utile pour les responsables des politiques, la répartition régionale actuelle du CR doit faire l'objet d'une comparaison par rapport aux points repères les plus appropriés. Les plus couramment utilisés sont la population, l'activité économique (PIB) ou encore le nombre d'entreprises axées sur le savoir dans la région. Puisque le financement par CR s'adresse généralement à ce type d'entreprises, il est juste d'utiliser le nombre de ces entreprises par région comme principal point repère. Il ne s'agit pas toutefois d'une mesure parfaite. Le présent examen fera état de diverses perspectives à considérer en vue de faire une analyse comparative de la répartition régionale des investissements de CR dans l'ensemble du pays.

Tendance globale

Forte croissance de l'activité relative au capital de risque dans toutes les régions
En ce qui a trait à l'argent investi, l'activité relative au CR au Canada depuis 1996 a été concentrée en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique. Dans ces provinces, il semble y avoir de fortes similitudes quant à la situation du marché, par exemple, en raison du fait qu'elles sont nettement axées sur la technologie (secteurs des TI et des sciences de la vie), en particulier dans les grappes industrielles des régions d'Ottawa, de Montréal et de Vancouver.

Malgré certains indices selon lesquels les investisseurs en CR seraient maintenant plus spécialisés et ainsi de plus en plus prêts à investir dans des projets d'affaires quel que soit l'endroit, le CR a par le passé eu une forte composante locale, en raison surtout du rôle de gestion assumé habituellement par les investisseurs en (CR) N'empêche que le niveau croissant de l'investissement étranger au Canada (de même que l'accroissement des investissements canadiens de CR à l'étranger) et le nombre croissant de fonds de CR qui investissent dans toutes les régions illustrent bien à quel point les restrictions locales perdent de l'importance.

Le type d'entreprises qui attirent du financement par CR contribue également à la concentration des investissements dans un petit nombre de régions. Rappelons que le CR est indiqué pour un très petit nombre d'entreprises (677 en 2002) qui y font appel et relèvent habituellement de l'industrie du savoir. Le plus souvent, les possibilités d'investissement existent dans les secteurs technologiques, généralement concentrés dans certaines régions métropolitaines comme :

  • Ottawa (axée sur les TI) ;
  • Montréal (axée sur les sciences de la vie);
  • Vancouver (axée sur les sciences de la vie);
  • Toronto (axée sur les TI).

Le graphique 55 illustre la répartition de l'activité relative au CR au Canada, par région, comparée à la répartition régionale de l'activité économique et des entreprises axées sur le savoir. Bien que l'Ontario ait bénéficié de 51 p. 100 des investissements de CR au cours de la période de 1996 à 2001, 45 p. 100 des entreprises canadiennes axées sur le savoir étaient situées dans cette province. Le graphique montre que la part des investissements de CR de l'Ontario et du Québec était supérieure à leur proportion du PIB ou d'entreprises axées sur le savoir, ce qui pourrait refléter l'atteinte d'une masse critique de plusieurs grappes technologiques dans ces provinces. Par contre, la part des investissements de CR dans les Prairies et au Canada atlantique a été inférieure à la part de l'activité économique ou des entreprises axées sur le savoir de ces régions.

En Ontario :

  • Ottawa (souvent désignée comme étant un centre de grappes technologiques), ne comptant que 9 p. 100 de la population de l'Ontario, a attiré 56 p. 100 du total des sommes investies dans les entreprises ontariennes en 2001 et en 2002, en raison de la forte concentration d'entreprises technologiques.

Au Québec :

  • Montréal a accaparé 69 p. 100 des investissements de CR au Québec en 2001 et 73 p. 100 en 2002.

En Colombie-Britannique :

  • Les investissements de CR dans la région de Vancouver représentaient 93 p. 100 des investissements de CR de la province en 2001 et 90 p. 100 en 2002.

Graphique 55
Répartition régionale des investissements de capital de risque — Entreprises de l'industrie du savoir et PIB au Canada, 2002

Répartition régionale des investissements de capital de risque — Entreprises de l'industrie du savoir et PIB au Canada, 2002

Écart en matière d'investissement observé dans les Prairies et au Canada atlantique

Écart en matière d'nvestissement dans les Prairies
En termes absolus, les investissements de CR dans les Prairies ont augmenté de 93 p. 100 au cours de la période de 1996 à 2002, passant de 82 millions de dollars en 1996 à 159 millions en 2002 (avec un sommet de 309 millions enregistré en 2000). Toutefois, par rapport aux autres régions, cette augmentation de 93 p. 100 des investissements de CR dans les Prairies est demeurée inférieure à la moyenne de la croissance nationale de l'investissement, qui s'élevait à 139 p. 100. La part moyenne de l'activité totale relative au CR dans les Prairies (7 p. 100 de 1996 à 2002, 4 p. 100 en 2001 et 6 p. 100 en 2002) était de beaucoup inférieure à sa proportion d'entreprises axées sur le savoir (19 p. 100) et à son PIB (19 p. 100) en 2001. La valeur moyenne des investissements dans les Prairies de 1996 à 2002 (578 000 $) était inférieure à la moyenne nationale au cours de la même période (2,7 millions).

Tel que précisé à la section suivante, comparativement aux autres provinces et régions, les Prairies ont attiré une faible part des investissements de CR dans les TI et les sciences de la vie depuis 1996, soit 3 p. 100 et 6 p. 100 du total des investissements de (CR) Au cours de la même période, les secteurs traditionnels ont bénéficié de 24 p. 100 du total des investissements de CR au Canada. Cette répartition sectorielle et l'absence d'une masse critique d'entreprises de haute technologie dans les Prairies peut expliquer les difficultés de cette région à obtenir des investissements de (CR) Toutefois, selon les conclusions d'une récente étude sur le lien entre le CR et la création de grappes technologiques115, il n'est pas évident que les grappes technologiques ne prospèrent que là où il existe quantité de (CR) Les débuts du développement de la grappe technologique d'Ottawa, par exemple, ont été marqués par une croissance phénoménale, même si elle ne bénéficiait pas des avantages du (CR) Un phénomène positif a été observé, soit que le nombre de fonds de CR dans chacune des trois provinces a augmenté considérablement depuis 1996.

  • Alberta : 19 fonds en 2002, contre 5 en 1996 (une augmentation de 263 p. 100);
  • Manitoba : 7 fonds en 2002, contre 3 en 1996 (une augmentation de 43 p. 100);
  • Saskatchewan : 12 fonds en 2002, contre 7 en 1996 (une augmentation de 58 p. 100).

Écart en matière d'investissement au Canada atlantique
Les investissements annuels de CR au Canada atlantique ont augmenté de 33 p. 100 au cours de la période de 1996 à 2002, mais sont demeurés inférieurs à la croissance moyenne nationale de 139 p. 100. L'accroissement du nombre de fonds actifs a été plus rapide au Canada atlantique (120 p. 100) que dans l'ensemble du Canada (117 p. 100). Au cours de cette période, les provinces atlantiques ont attiré en moyenne 2 p. 100 du total des investissements de CR au Canada, ce qui est inférieur à la part du PIB canadien de la région (6 p. 100 en 2001), mais proportionnel à sa part d'entreprises axées sur le savoir (3 p. 100 en 2001).

Ontario

La plupart de l'activité relative au capital de risque était concentrée en Ontario
Tel que mentionné précédemment, les TI continuent d'attirer la plus grande part des investissements de CR au Canada. Par conséquent, malgré la baisse importante de l'activité relative au CR après le sommet atteint en 2000, les investissements de CR en Ontario (en particulier à Ottawa) ont continué d'afficher un bon rendement et de dominer les investissements dans d'autres régions en 2001 et en 2002.

Activité relative au CR en Ontario

  • Part du total des investissements de l'Ontario :
    • 52 p. 100 en 2002 (1,3 milliard $);
    • 55 p. 100 en 2001 (2,1 milliards $).
  • Part d'Ottawa des investissements de CR dans la province :
    • 57 p. 100 en 2002 (735 millions $);
    • 55 p. 100 en 2001 (1,2 milliard $);
    • région fortement axée sur le secteur des TI, qui a attiré la plupart du CR étranger au cours des deux dernières années.
  • Gros investissements :
    • 60 p. 100 du total des transactions en 2002 et 62 p. 100 en 2001;
    • 59 p. 100 (en moyenne) au cours de la période de 1996 à 2002.

Grappe d'Ottawa
Les entreprises établies à Ottawa ont grandement contribué au développement de l'industrie du CR au Canada depuis 1996. Entre 1996 et 2002, les investissements de CR dans la région d'Ottawa représentaient 38 p. 100 du total de ces investissements dans des entreprises ontariennes et ont été l'élément moteur de l'excellente performance d'Ottawa au cours des quelques dernières années. Entre 1996 et 2002, les investissements de CR à Ottawa ont augmenté de 1 063 p. 100, passant de 63 millions de dollars à 735 millions. Le nombre de transactions a augmenté de 71 p. 100 au cours de cette période, soit de 38 à 65. Au cours de la période 1996 à 2002, la valeur moyenne des investissements à Ottawa (7 millions de dollars) était également responsable de la croissance de la valeur moyenne des investissements au Canada (2,7 millions en 2002).

Graphique 56
Investissements de capital de risque dans les technologies de l'information en Ontario, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque dans les technologies de l'information en Ontario, de 1996 à 2002

Le secteur des technologies de l'information stimule les investissements de capital de risque en Ontario
Malgré une forte baisse de l'activité et de l'investissement relatifs au CR dans l'ensemble en 2001 et en 2002, la proportion d'investissements de CR (en valeur monétaire) en Ontario attribuable au secteur des TI a continué d'augmenter. En même temps, l'importance du secteur des sciences de la vie en Ontario a diminué ces dernières années.

Secteur des technologies de l'information en Ontario

  • Part du total des investissements de CR en Ontario
    - 81 p. 100 en 2002;
    - 87 p. 100 en 2001.
  • Part du total des investissements de CR dans les TI au Canada :
    - 66 p. 100 en 2002 (1 milliard $);
    - 68 p. 100 en 2001 (1,8 milliard $);
    - 66 p. 100 de 1996 à 2002.

Secteur des sciences de la vie en Ontario

  • Part du total des investissements de CR en Ontario :
    - 10 p. 100 en 2002 (134 millions $);
    - 8 p. 100 en 2001 (158 millions $);
    - 10 p. 100 de 1996 à 2002.
  • Part du total des investissements de CR dans les sciences de la vie au Canada :
    - 29 p. 100 en 2002 (462 millions $);
    - 24 p. 100 en 2001 (158 millions $);
    - 30 p. 100 de 1996 à 2002.

Cette baisse s'est produite malgré une reprise des investissements dans les sciences de la vie en 2001 et en 2002 partout en Amérique du Nord et en dépit d'investissements publics et privés accrus dans les sciences de la vie, les soins de santé et la recherche en Ontario. Il semblerait par contre que le secteur des sciences de la vie en Ontario ait souffert de l'intérêt marqué pour les TI et, peut-être, du fait que les investissements dans les sciences de la vie sont passés au Québec et à la Colombie-Britannique.

Graphique 57
Investissements de capital de risque dans les sciences de la vie en Ontario, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque dans les sciences de la vie en Ontario, de 1996 à 2002

Les graphiques 56 et 57 confirment que les investisseurs mettent davantage l'accent sur le secteur des TI et investissent moins dans celui des sciences de la vie en Ontario. Par rapport aux autres provinces, la part de l'investissement de CR dans les TI en Ontario a augmenté de façon constante depuis 1998, alors que les investissements dans les sciences de la vie ont diminués. Il y a également une plus forte concentration des investissements étrangers de CR en Ontario, ceux-ci étant passés de 28 p. 100 du montant total des investissements au Canada en 1997 à 86 p. 100 en 2002. Une telle concentration dans cette province peut être attribuable à nombre de facteurs116, y compris la forte présence d'entreprises de haute technologie, une très bonne connaissance des sociétés émettrices, des réseaux et d'autres sociétés de CR de l'Ontario et le nombre accru de vols réguliers dans la région. Ces facteurs contribuent à réduire les coûts de recherche, d'information et de transaction, ce qui se traduit par de meilleurs taux de rendement des investissements pour les sociétés de CR étrangères et leurs investisseurs.

L'Ontario bénéficie de la majorité des investissements étrangers
En raison de la baisse des investissements de CR en 2001 et en 2002, le pourcentage des investissements étrangers par rapport au total des investissements en Ontario a augmenté à :

  • à 42 p. 100 en 2002 (par rapport au niveau national de 26 p. 100);
  • à 38 p. 100 en 2001 (par rapport au niveau national de 29 p. 100).

Il faut noter que la hausse des décaissements et de la part du marché des investisseurs étrangers ne se limitent pas à l'Ontario; dans l'ensemble, leur part du marché est passée de 3 p. 100 des investissements de CR au pays en 1996 à 26 p. 100 en 2002.

Québec

L'activité relative au CR au Québec a diminué en 2001 et en 2002. Bien que les entreprises ontariennes aient bénéficié de plus de capitaux, le nombre de transactions était le plus élevé (404) au Québec et il s'agissait surtout de petits et de moyens investissements. Entre 1996 et 2002, le Québec a bénéficié en moyenne de 48 p. 100 du nombre total de financements au Canada et le nombre d'investissements de CR a augmenté de 50 p. 100, passant de 269 transactions en 1996 à 404 en 2002. Le graphique 58 illustre la part croissante des petits investissements et des investissements moyens au Québec, qui sont passés respectivement de 44 p. 100 et de 32 p. 100 des totaux canadiens en 1996 à 50 p. 100 et à 48 p. 100 des transactions en 2002. Les SCRT offrent généralement un financement moins important, ce qui a contribué à cette tendance. En effet, des 1 208 financements des SCRT du Québec de 1996 à 2002, 1 087 (ou 90 p. 100) étaient des investissements moyens ou petits.

Grappe de Montréal
Les investissements à Montréal ont grandement contribué à la vitalité de l'activité relative au CR au Québec ces dernières années. Ils ont augmenté de 124 p. 100, passant de 236 millions de dollars en 1996 à 530 millions en 2002 (et ont atteint un sommet de 1,1 milliard en 2000). La valeur moyenne des investissements à Montréal au cours de la période était de 2 millions, ce qui est légèrement plus élevé que la moyenne québécoise (1,6 million), mais inférieur à la moyenne nationale de 2,7 millions.

Les entreprises du Québec ont attiré moins de capital de risque étranger
L'investissement étranger a diminué plus rapidement au Québec que dans l'ensemble du Canada. Les sommes investies par les investisseurs étrangers de CR au Québec :

  • sont passées de 93 millions de dollars en 2001 à 49 millions en 2002, une diminution de 47 p. 100, contre une baisse de 40 p. 100 dans l'ensemble du Canada;
  • ne représentaient que 7,5 p. 100 du total des sommes investies en 2002, par rapport à 8,5 p. 100 en 2001. L'investissement étranger représentait 26 p. 100 du total des investissements dans l'ensemble du Canada en 2002.

Graphique 58
Investissements de capital de risque au Québec, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque au Québec, de 1996 à 2002

Un certain nombre de facteurs structurels peuvent expliquer pourquoi les investisseurs étrangers de CR ont témoigné de moins d'ntérêt envers les entreprises du Québec :

  • Les investisseurs étrangers semblent surtout s'ntéresser aux entreprises du secteur des TI, en particulier celles spécialisées dans les communications et les réseaux, qui sont concentrées dans la vallée de l'Outaouais, alors que le Québec met davantage l'accent sur les sciences de la vie.
  • Comparativement aux autres provinces, les investissements de CR au Québec sont généralement plus petits et nombreux. Comme la plupart des fonds de CR américains privilégient d'mportants financements dans le secteur des TI et de la valeur moyenne des investissements (1,8 millions de dollars en 2002, comparativement à 6 millions en Ontario) ainsi que de la répartition sectorielle au Québec, il n'est pas étonnant que les investisseurs étrangers de CR aient tendance à investir en Ontario.
  • Le rôle dynamique du gouvernement du Québec dans le marché du CR, en particulier la participation des intervenants institutionnels publics — qui sont habituellement plus actifs aux stades de l'amorçage et du démarrage — peut avoir contribué à remplacer ou à évincer les intervenants de l'ndustrie du CR privé. Il se peut que les investisseurs du secteur privé n'aient pas été en mesure d'investir aux stades ultérieurs de développement, en raison des besoins en capital élevés de telles transactions.
  • Le Québec compte un certain nombre de joueurs importants, notamment les fonds de solidarité, dont les missions sociales peuvent limiter leur capacité d'établir des partenariats avec des joueurs privés américains, en particulier au stade du financement de l'expansion.

Évidemment, des précisions sur les caractéristiques et les critères d'investissement des investisseurs étrangers de CR aiderait à éclaircir les raisons pour lesquelles les investisseurs étrangers semblent moins intéressés par le Québec.

Colombie-Britannique

L'activité relative au CR en Colombie-Britannique a diminué de 51 p. 100 (contre 35 p. 100 au Canada), passant de 514 millions de dollars en 2001 à 251 millions en 2002.

Investissements de capital de risque en Colombie-Britannique axés sur les technologies de l'information et les sciences de la vie
En 2002, les TI ont attiré la plus grande part des investissements de CR en Colombie-Britannique, malgré une diminution de 39 p. 100 des sommes investies (par rapport aux niveaux de 2001). Le capital investi dans des entreprises spécialisées du secteur des sciences de la vie a baissé de 70 p. 100 entre 2001 et 2002. Cette chute marquée est probablement attribuable au fait qu'en 2001, deux entreprises biopharmaceutiques (Xenox Genetics Inc. et Cellfor Inc.) ont obtenu des financements exceptionnellement importants (lorsque le nombre d'nvestissements est relativement faible, de telles transactions peuvent fausser considérablement les chiffres). Néanmoins, selon la répartition globale des investissements de CR dans les sciences de la vie au Canada entre 1996 et 2002, la Colombie-Britannique a obtenu en moyenne 22 p. 100 de ces investissements au pays, occupant ainsi la troisième place après le Québec (40 p. 100) et l'Ontario (30 p. 100).

Activité relative au CR en Colombie-Britannique

  • Part de l'activité totale relative au CR :
    - 10 p. 100 en 2002 (251 millions $);
    - 14 p. 100 en 2001 (514 millions $).
  • Part du total des investissements :
    - 10 p. 100 en 2002 (80 investissements);
    - 11 p. 100 en 2001 (110 investissements).
  • Diminution de la valeur moyenne des investissements de :
    - 3,1 millions $ en 2002 (3 millions $ pour le Canada);
    - 4,7 millions $ en 2001.
  • Vancouver a continué de dominer quant à l'activité relative au CR dans la province, accaparant :
    - 90 p. 100 (226 millions $) des investissements dans cette province en 2002;
    - 87 p. 100 en 2001 (477 millions $).
  • Les TI étaient en tête de liste en 2002, leur part des investissements s'élevant à 51 p. 100 (128 millions $), suivies des sciences de la vie, avec 24 p. 100 (61 millions $) et les autres technologies avec 10 p. 100 (47 millions $).

La proportion des investissements canadiens de CR dans les sciences de la vie et les TI en Colombie-Britannique est demeurée relativement stable entre 1996 et 2002. Le graphique 58 fait état de l'évolution de la répartition du total des investissements de CR dans la province dans les sciences de la vie, les TI et les investissements étrangers. La part de l'investissement étranger en Colombie-Britannique a diminué, passant de 61 p. 100 en 1997 à 11 p. 100 en 2002, en raison surtout de l'explosion des investissements étrangers dans les TI en Ontario.

Graphique 59
Investissements de capital de risque en Colombie-Britannique, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque en Colombie-Britannique, de 1996 à 2002

Prairies117

Augmentation des investissements de capital de risque
Contrairement à ce qui s'est produit dans les autres régions canadiennes, il y a eu reprise des investissements de CR dans les Prairies, qui se sont élevés à 159 millions de dollars en 2002, après la baisse à 146 millions enregistrée en 2001.

Les investisseurs ont conclu moins de transactions, mais ont négocié des financements plus importants, ce que reflète l'augmentation modeste de la valeur moyenne des investissements en 2002.

Activité relative au CR dans les Prairies

  • Part des Prairies de l'activité totale relative au CR :
    - 6 p. 100 en 2002 (159 millions $);
    - 4 p. 100 en 2001 (146 millions $).
  • Valeur moyenne des investissements :
    - 1,8 million $ en 2002;
    - 1,4 million $ en 2001.
  • Nombre d'investissements :
    - 88 en 2002;

Prédominance des secteurs traditionnels quant aux investissements de capital de risque dans les Prairies
Dans les Prairies, les investisseurs sont nettement axés sur les secteurs traditionnels, (en particulier au Manitoba et en Saskatchewan), ce qui peut expliquer le plus faible niveau d'nvestissements de (CR) Toutefois, selon les conclusions d'une récente étude sur le lien entre le CR et la création de grappes technologiques, il est évident que les grappes technologiques ne prospèrent que là où il existe une quantité de capital de risque118. Les débuts du développement de la grappe technologique d'Ottawa, par exemple, ont été marqués par une croissance phénoménale, même si elle ne bénéficiait pas des avantages du CR.

Investissements de CR dans les secteurs traditionnels :

  • 20 p. 100 en 2002 (57 millions $);
  • 10 p. 100 en 2001 (36 millions $);
  • 46 p. 100 de la moyenne des investissements de CR dans la région, de 1996 à 2002 (contre 24 p. 100 pour le Canada).

Investissements de CR dans les TI :

  • 3 p. 100 en 2002 (54 millions $);
  • 3 p. 100 en 2001 (77 millions $);
  • 20 p. 100 de 1996 à 2002.

Investissements de CR dans les sciences de la vie :

  • 7 p. 100 en 2002 (31 millions $);
  • 4 p. 100 en 2001 (28 millions $);
  • 22 p. 100 de 1996 à 2002.

Une concentration de secteurs non technologiques dans cette région peut expliquer pourquoi celle-ci n'est pas parvenue à attirer une part importante d'investissements de CR au cours des dernières années; les investisseurs en CR préfèrent investir dans des entreprises innovatrices à fort potentiel de croissance dans les secteurs de haute technologie. Parmi les autres raisons possibles, mentionnons l'absence de crédits d'mpôt pour les SCRT en Alberta ainsi que l'absence d'une masse critique d'occasions d'investissements de CR éventuelles. Ces questions méritent d'être approfondies afin de déterminer les raisons pour lesquelles la part de l'activité relative au CR des Prairies est exagérément plus faible comparativement à sa proportion d'entreprises axées sur le savoir et à son PIB.

Le graphique 60 indique qu'avant 2001, tant l'investissement global que les investissements étrangers de CR dans les Prairies étaient à la baisse, de même que les investissements de CR dans les secteurs traditionnels. Les niveaux d'investissement global et d'nvestissements étrangers sont à la hausse depuis 2001, mais l'augmentation a été beaucoup plus marquée dans le cas des investissements de CR dans les secteurs traditionnels. En 2002, les SCRT ont fourni 40 p. 100 du CR destiné aux secteurs traditionnels au Canada, alors qu'elles n'en ont fourni que 20 p. 100 dans les Prairies. Les administrations publiques, les investisseurs indépendants privés et d'autres investisseurs (regroupés sous « autres sources ») ont financé une part appréciable (60 p. 100) des investissements dans les secteurs traditionnels de cette région.

Graphique 60
Investissements de capital de risque dans les Prairies, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque dans les Prairies, de 1996 à 2002

Atlantic

La part du total des investissements de CR dans la région de l'Atlantique est demeurée faible en 2002, s'établissant à 2 p. 100. Le fléchissement des investissements était toutefois moins important dans cette région que dans l'ensemble du Canada. En effet, la baisse des investissements de CR était de 10 p. 100 entre 2001 et 2002 dans la région de l'Atlantique, alors qu'elle était de 35 p. 100 au Canada.

Les sciences de la vie ont attiré la plus grande proportion d'investissements de CR en 2002, notamment en raison d'un investissement important dans le domaine des matériels et instruments médicaux.

Activité relative au CR au Canada atlantique

  • Part du total des investissements de CR :
    - 2 p. 100 en 2002 (44 millions $);
    - 1 p. 100 en 2001 (49 millions $);
    - 2 p. 100 de 1996 à 2002.
  • Valeur des investissements :
    - 2,2 millions $ en 2002;
    - 1,7 million $ en 2001.
  • Nombre d'investissements :
    - 20 investissements en 2002;
    - 28 investissements en 2001.
  • Les sciences de la vie ont attiré 62 p. 100 (27 millions $) des investissements de CR en 2002, suivies des TI, avec 34 p. 100 (15 millions $) et des secteurs traditionnels, avec 2 p. 100 (près de 2 millions $).

Les investisseurs étrangers ont en général évité les investissements de CR dans les provinces de l'Atlantique. Au cours de 1996 à 2002, les investissements étrangers de CR dans cette région représentaient moins de 0,15 p. 100 du total de ce type d'nvestissements au Canada.

Tendances pour la période de 1996 à 2002
Malgré les niveaux inférieurs d'investissements de CR comparativement à d'autres régions :

  • les investissements de CR ont augmenté de 33 p. 100 de 1996 à 2002, passant de 33 millions à 44 millions de dollars;
  • le nombre d'investissements de CR a diminué de 13 p. 100, passant de 23 en 1996 à 20 en 2002;
  • la valeur moyenne des investissements dans la région de l'Atlantique, bien qu'nférieure à la moyenne nationale, a augmenté de 52 p. 100, passant de 1,4 million de dollars en 1996 à 2,2 millions en 2002, la valeur moyenne des investissements étant de 1,7 million;
  • le nombre de fonds de CR a plus que doublé, passant de 5 en 1996 à 11 en 2002.

3.8 L'Association canadienne du capital de risque a publié les premières données sur le rendement des investissements en 2003

Tel que mentionné plus tôt, il existe un lien direct entre les investissements de CR et le rendement des investissements119. Les périodes d'excellent rendement ont contribué à stimuler l'activité en vue de réunir des fonds, qui à son tour a précédé des fléchissements alarmants des taux de rendement. Avant mars 2003, il n'existait aucune donnée sur le rendement des investissements (aux États-Unis, cette information est disponible depuis le début des années 1990). Il est ainsi impossible d'établir des liens historiques entre un rendement accru et l'activité relative au CR au Canada. Toutefois, l'absence de données sur le rendement des investissements au Canada a eu des conséquences négatives sur la croissance de l'ndustrie canadienne du CR par le passé, en raison du fait que les investisseurs disposaient d'aucune information fiable sur laquelle fonder leurs décisions d'nvestissements. Pour combler cette lacune, l'Association canadienne du capital de risque (ACCR), en collaboration avec Macdonald & Associates Limited, Réseau Capital et Industrie Canada, a publié dernièrement les premières données sur le rendement des investissements des fonds de CR et des fonds d'actions privés canadiens, jusqu'à la fin de 2001.

Selon l'information contenue dans la première base de données canadienne sur le rendement des investissements (voir le tableau 26), les taux de rendement de l'industrie canadienne du CR sur trois ans et cinq ans s'élevaient à 15 p. 100 et à 13 p. 100 respectivement. La base de données permettra aux investisseurs de surveiller et d'évaluer le rendement des investissements de CR, ce qui devrait accroître le flux de capitaux destinés aux fonds de CR et, en aval, aux nouvelles petites entreprises innovatrices.

Tableau 26   Rendement des fonds de capital de risque et des fonds d'actions privés au Canada, au 31 décembre 2001
  1 an 3 ans 5 ans
CR pour le début de croissance –7,2 22,5 17,5
CR équilibré –12,2 14,3 12,8
Ensemble du CR –10,7 15,7 13,3
Rachat et mezzanine 10,.6 9,2 15,7
Ensemble des fonds de CR et des fonds d'actions privés –7,9 14,6 13,7

Sources: Association canadienne du capital de risque et Macdonald & Associates Limited, 2003.

3.9 Comparaison entre le Canada et les États-Unis120

Contrairement à la perception générale, le rendement du marché canadien du CR a été relativement bon comparativement à celui des États-Unis et d'autres pays de l'OCDE. Une des mesures de comparaison du rendement relatif des industries canadiennes et du CR a trait aux investissements de CR et au CR sous gestion en pourcentages du PIB. Les données révèlent qu'au cours des années 1990, l'envergure relative du marché canadien du CR était semblable à celle du marché américain.

Graphique 61
Investissements de capital de risque en pourcentage du PIB aux États-Unis et au Canada, de 1996 à 2002

Investissements de capital de risque en pourcentage du PIB aux États-Unis et au Canada, de 1996 à 2002

À la suite de l'explosion du marché américain du CR en 1999 et de son effondrement en 2001, l'écart entre ces deux marchés nord-américains s'est rétréci (voir le graphique 60). De fait, la perception négative du marché canadien du CR a surgi durant la bulle technologique de 1999-2000, une anomalie du marché des États-Unis.

En raison du rendement plus stable de l'industrie canadienne du CR (et de l'importante baisse du rendement aux États-Unis), l'écart entre les investissements canadiens de CR en pourcentage des investissements américains s'est rétréci. En 2002, la valeur des investissements canadiens de CR s'élevait à 8 p. 100 de la valeur des investissements américains de CR (ajustée pour tenir compte du taux de change), soit une proportion beaucoup plus élevée que les 3 p. 100, 4 p. 100 et 6 p. 100 observés respectivement en 1999, en 2000 et en 2001. Le pourcentage pour 2002 correspond à l'envergure relative des deux économies (le PIB canadien s'établissait à 7 p. 100 du PIB américain en 2002) et représente en gros la part canadienne du marché nord-américain.

Toutefois, certains écarts subsistent entre le Canada et les États-Unis :

  • le capital total sous gestion (voir le graphique 62) demeure relativement moindre au Canada. Le marché américain, qui a bénéficié auparavant de la bulle technologique, est plus vaste, plus évolué et parvenu à une plus grande maturité;
  • le faible niveau d'investissement institutionnel;
  • le Canada dépend davantage de l'investissement étranger, qui tend à être volatile durant les périodes d'instabilité.

Total des investissements de CR au Canada :

  • 2,5 milliards $ en 2002;
  • 3,8 milliards $ en 2001;
  • 5,8 milliards $ en 2000.

Total des investissements de CR aux États-Unis :

  • 32 milliards $CAN en 2002;
  • 61 milliards $CAN en 2001;
  • 159 milliards $CAN en 2000.

Graphique 62
Capital de risque sous gestion en pourcentage du PIB au Canada, de 1996 à 2002

Capital de risque sous gestion en pourcentage du PIB au Canada, de 1996 à 2002

Les investissements canadiens de capital de risque étaient plus stables que les investissements américains en 2001 et en 2002
Alors que les niveaux d'investissements de CR au Canada baissaient de 35 p. 100 entre 2001 et 2002, ceux des États-Unis diminuaient de près de 50 p. 100. Ainsi, les niveaux d'investissements aux États-Unis en 2002 étaient comparables à ceux observés pour la dernière fois l'année précédant la bulle technologique, en 1998, ceux-ci s'élevant à 21,6 milliards de dollars (32.4 milliards $CAN).

Importante concentration de l'activité relative au capital de risque observée aux États-Unis
Ce n'est pas uniquement au Canada que l'on observe une concentration des investissements de (CR) De fait, l'activité relative au CR aux États-Unis est fortement concentrée dans Silicon Valley (Californie) et, dans une moindre mesure, dans la région de Boston (Massachusetts). Au cours des deux dernières décennies, la Californie et le Massachusetts étaient les deux principaux États bénéficiant d'investissements de CR dans les secteurs de haute technologie, y compris les TIC de même que les sciences de la vie. Plus récemment, en raison de la diversification des sociétés de financement en CR de la Californie, de New York et du Massachusetts, le CR américain a commencé à s'étendre au Colorado, au Maryland et à la Caroline du Nord.

Investissements de CR par État

Californie :

  • 14,2 milliards $CAN en 2002 (45 p. 100);
  • 24,7 milliards $CAN en 2001 (41 p. 100).

Massachusetts :

  • 3,6 milliards $CAN en 2002 (11 p. 100);
  • 7,3 milliards $CAN en 2001 (11 p. 100).

Texas:

  • 2 milliards $CAN en 2002 (6 p. 100);
  • 5 milliards $CAN en 2001 (8 p. 100).

100. National Venture Capital Association.

101. National Venture Capital Association.

102. Paul Gompers, Harvard Business School, A Note on the Venture Capital Industry, juillet 2001.

103. Selon la Study of Growth SMEs réalisée par Statistique Canada en 1996, à peine 5 p. 100 des PME à fort potentiel de croissance (environ 0,04 p. 100 de toutes les PME au pays) seraient ciblées en vue d'investissements potentiels par les investisseurs en capital de risque.

104. Université du Québec à Trois-Rivières, Le financement des PME canadiennes : satisfaction, accès, connaissance et besoins, 2002 (strategis.gc.ca/prf).

105. Paul Gompers, Ownership and control in entrepreneurial firms: an examination of convertible securities in venture capital investments, Harvard Business School Working Paper, 1997.

106. Dans l'une de leurs plus récentes études (On the Fundamental Role of Venture Capital, Graduate School of Business, Stanford University, 2002), Hellman, Thomas, Puri et Manju ont constaté que le capital de risque est associé à des degrés plus élevés de professionnalisme (p. ex., introduction d'un régime d'options d'achats d'actions, recrutement de personnel professionnel par les voies spécialisées, nomination d'un vice-président au marketing et aux ventes), de services à valeur ajoutée et d'aide aux entreprises afin de les aider à s'établir sur le marché.

107. Banque de développement du Canada, Retombées économiques des placements de capital de risque, 2000, 2001.

108. Thomas Hellman et Manju Puri, On the Fundamental Role of Venture Capital, Graduate School of Business, Stanford University, 2002.

109. Fondé sur le Stanford Project on Emerging Companies (SPEC), projet de recherche interdisciplinaire dont l'analyse portait sur 170 entreprises technologiques en démarrage.

110. L'étape d'investissement a trait aux points critiques du continuum de la croissance des entreprises bénéficiant d'un financement par capital de risque et d'autres genres de fonds d'actions privés. Normalement, ce type d'entreprise reçoit des rondes cumulatives de financement pour faciliter sa progression d'un stade de développement à l'autre. Se référer au glossaire pour une définition complète.

111. Les entreprises bénéficiant d'un financement par CR passent par plusieurs rondes de financement. La ronde initiale, pour l'obtention de « nouveau » financement, est souvent suivie de rondes de financement subséquent, alors que l'entreprise poursuit sa croissance et son développement.

112. Les sociétés à capital de risque de travailleurs consistent en un ensemble d'importants et de petits fonds de capital de risque parrainés par les syndicats et dotés de capitaux par un grand nombre d'actionnaires individuels qui bénéficient de stimulants fiscaux en engageant leur capital pendant de longues périodes, habituellement des périodes de plus de huit ans.

113. Vers la fin des années 1980 et de la première moitié des années 1990, les caisses de retraite étaient généralement réticentes à considérer des investissements de CR dans le cadre de leur portefeuille. Toutefois, à partir de 1999, d'mportantes caisses de retraite publiques ont révisé leurs stratégies pour inclure l'investissement direct de CR dans les PME canadiennes comme partie intégrante de leurs activités globales d'investissement. Ainsi, quelques très grandes sociétés de caisse de retraite du secteur public canadien se sont démarquées, au point où elles sont à la tête de l'ndustrie du CR à titre de sources de nouvel apport d'investissements de (CR) Les répercussions favorables des mesures fiscales introduites dans les récents budget fédéraux, l'émergence de fonds de fonds canadiens (p. ex., TD Capital, EdgeStone Capital et BDC) et la récente publication d'analyses comparatives sur le rendement devraient toutes contribuer à encourager la position à long terme des investisseurs institutionnels de l'ndustrie du (CR)

114. Les secteurs traditionnels comprennent les services aux consommateurs et aux entreprises, les produits de consommation, la fabrication, le commerce de détail et d'autres entreprises diverses.

115. Colin Mason et al., The Role of Venture Capital in the Development of High Technology Clusters : The Case of Ottawa, Hunter Centre for Entrepreneurship in the UK, 2002.

116. Investissements étrangers de CR au Canada : Un profil des investisseurs étrangers et des sociétés émettrices canadiennes (à paraître).

117. Bien que des analyses détaillées portant sur chaque province et territoire seraient d'une grande utilité, on possède de données pour quelques provinces et territoires permettant d'effectuer des comparaisons et des analyses significatives. Compte tenu du peu d'investissements de CR en une année dans des provinces telles que le Manitoba et la Saskatchewan, il est difficile de conclure quels facteurs pourraient avoir contribué à toute augmentation ou baisse observée, étant donné que quelques investissements importants dans un secteur peuvent grandement modifier la répartition globale des investissements en un an. Afin d'établir des comparaisons, les Prairies et les provinces de l'Atlantique sont analysées globalement dans le présent rapport.

118. Colin Mason et al., The Role of Venture Capital in the Development of High Technology Clusters : The Case of Ottawa, Hunter Centre for Entrepreneurship in the UK, 2002.

119. Paul A. Gompers, A Note on the Venture Capital Industry, Harvard Business School, 2001.

120. Aux fins du présent rapport, un taux de change moyen de 1,5 p. 100 a servi aux calculs portant sur la période de 1996 à 2002, fondé sur les données du Service de statistique des Nations Unies.