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Caractéristiques de la PME typique au Canada en 2000
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Types formels et informels de financement
Tel qu'illustré au graphique 18, les PME ont fait appel à une gamme d'instruments financiers formels et informels en 2000 (voir l'encadré). Les types formels de financement proviennent de sources extérieures à l'entreprise, c'est-à-dire d'organismes dont l'activité consiste à fournir du financement. Exception faite de l'affacturage et des subventions publiques, les types formels de financement paraissent souvent dans les états financiers des entreprises au titre des montants dus par l'entreprise.
Les types informels de financement proviennent de sources autres que les institutions de prêts, soit des activités de l'entreprise (p. ex., bénéfices non répartis) ou des propriétaires (p. ex., économies personnelles). Le financement informel ne paraît pas nécessairement dans les états financiers de l'entreprise.
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Types d'instruments financiers offerts Font partie des types formels de financement :
Font partie des types informels de financement :
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Types formels de financement en 200021
Types informels de financement en 2000
Ces résultats ressemblent à ceux obtenus par les enquêtes de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), lesquelles démontrent que le financement personnel et le crédit commercial sont des options de financement courantes bien que les prêts commerciaux et les marges de crédit représentent la majorité des instruments d'emprunt des petites entreprises24.
L'importance des emprunts personnels dans le secteur de la petite entreprise peut également indiquer :
Graphique 18
Types d'instruments financiers utilisés par les PME en 2000*
Il n'est pas clair toutefois si la décision de faire appel aux sources personnelles de crédit à court terme pour financer une entreprise est une question de choix personnel ou si cela signifie que les établissements financiers sont réticents à avancer des fonds aux petites entreprises. Dans le dernier cas, cela constituerait une imperfection du marché; il faudrait cependant obtenir des données détaillées avant de tirer des conclusions à cet effet.
Le graphique 19 indique que les fournisseurs de produits financiers informels sont aussi importants que les sources formelles, en ce qui a trait à la structure d'endettement des entreprises. Les types informels de financement (provenant des prêts de particuliers et du crédit commercial des fournisseurs) représentaient près de 40 p. 100 de l'encours de la dette des PME canadiennes en 2000. Cela équivalait au montant des créances exigibles auprès des fournisseurs de financement formel (40 p. 100 de l'encours de la dette des PME), y compris les banques à charte, les coopératives d'épargne et de crédit, les caisses populaires, les gouvernements et les sociétés de crédit-bail.
Graphique 19
Répartition moyenne (%) des prêts en cours des PME en 2000, par type de fournisseur
Avoir propre des PME en 2000
Les propriétaires d'entreprise peuvent obtenir un financement important par la vente d'actions de participation dans leur entreprise. Les entreprises qui ont besoin de beaucoup de capitaux pour financer leur croissance ou leur expansion de même que celles qui ne peuvent fournir de garanties font souvent appel à cette stratégie de financement.
En 2000, la propriété reposait en grande partie dans les mains des propriétaires-exploitants (voir le graphique 20), ceux-ci faisant rarement appel au financement par actions provenant d'autres sources. Bien que cela soit vrai pour les PME en général, la partie IV présente une catégorie de PME à forte croissance qui font appel au financement par actions pour appuyer une croissance rapide25.
L'endettement parmi les PME canadiennes est élevé, puisque très peu d'entre elles utilisent leurs fonds propres à titre de stratégie de financement. En utilisant le ratio d'endettement comme mesure de la dépendance des PME à l'emprunt comme principale source de financement, le financement par emprunt représentait 75 p. 100 de la structure de financement à long terme des PME en 2000. Compte tenu des données disponibles, on ne peut déterminer si cette composition du capital est optimale ou si elle est symptomatique du fait que les PME s'ajustent aux imperfections du marché. Il semblerait que de faire appel au capital-actions est un prix trop cher à payer pour de nombreux propriétaires de PME, 41 p. 100 d'entre eux affirmant qu'ils refuseraient de partager la propriété de leur entreprise pour bénéficier de capitaux propres26.
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Principales constatations relatives à la propriété des PME
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Graphique 20
Répartition (%) de la participation au capital des PME en 2000
À quelques exceptions près, la structure financière des PME est généralement homogène dans l'ensemble du pays27. Lorsqu'il y a des variations régionales, celles-ci peuvent généralement être attribuables à la réalité économique et industrielle des provinces (quant aux types de financement utilisés) ou encore à la concentration régionale de certains types de fournisseurs de financement (relativement aux sources de financement). La présente section porte sur les variations relatives aux moyennes nationales mentionnées précédemment.
Facteurs influant sur la demande régionale
Tel que précisé à la partie I, les priorités et les exigences diffèrent selon le type d'entreprise. Les besoins financiers des entreprises manufacturières (concentrées dans le centre du Canada) diffèrent de ceux des entreprises agricoles (concentrées dans l'Ouest canadien). Ces facteurs sectoriels influent grandement sur la structure financière des PME et il faut en tenir compte pour éviter de confondre les variations régionales avec les écarts sur le marché financier.
Facteurs influant sur l'offre régionale
Les banques à charte sont les plus importants fournisseurs de financement aux PME au Canada. D'autres fournisseurs sont toutefois très présents dans toutes les régions du pays. Par exemple, il y a une forte concentration du mouvement coopératif et de crédit au Québec (caisses populaires) et dans les Prairies (coopératives d'épargne et de crédit)28. Le financement offert dans le cadre des programmes gouvernementaux est également concentré dans les régions, une tendance qu'illustre bien l'importance de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique pour la région de l'Atlantique ainsi que Financement agricole Canada et Diversification de l'économie de l'Ouest Canada pour l'Ouest canadien. Il faut tenir compte des concentrations régionales de fournisseurs pour éviter de confondre les variations régionales relatives au financement des PME avec les réalités du secteur des services financiers.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
L'utilisation des types formels et informels de financement par emprunt dans les provinces de l'Atlantique est confirmée par les résultats présentés à la partie I, soit que les taux de demandes de financement par emprunt des PME de la région de l'Atlantique étaient parmi les plus élevés en 2000 et en 2001 (voir le tableau 3, partie I). Les PME canadiennes de cette région ont obtenu 27 p. 100 de leur financement par emprunt auprès des banques à charte en 2000 (ce qui coïncide avec la moyenne nationale de 29 p. 100). En tout, 12 p. 100 du financement par emprunt des PME du Canada atlantique a été obtenu auprès de fournisseurs gouvernementaux de financement, ce qui représente un pourcentage beaucoup plus élevé que la moyenne nationale de 4 p. 100.
Les PME de la région ont beaucoup moins emprunté auprès des coopératives d'épargne et de crédit et des caisses populaires que les PME de l'ensemble du pays (la proportion du financement par emprunt des PME du Canada atlantique auprès de ces établissements s'élevant à 2 p. 100, contre 5 p. 100 à l'échelle nationale).
Ces tendances en matière de financement reflètent la structure du marché financier au Canada atlantique29.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
Même si le taux d'utilisation du crédit commercial par les PME du Québec est inférieur à la moyenne, cette source de financement informel représentait une part supérieure à la moyenne du financement par emprunt des PME québécoises comparativement aux PME du reste du pays. De fait, en 2000, le crédit commercial des fournisseurs représentait 28 p. 100 des sources de financement par emprunt des entreprises québécoises, comparativement à 21 p. 100 à l'échelle nationale. Bien que moins de PME de cette province aient fait appel à cet instrument, celles qui l'ont utilisé avaient tendance à obtenir des montants plus élevés. Tel que précisé ci-dessous, le crédit commercial est associé à la fabrication, à la vente en gros et au détail ainsi qu'aux services professionnels. Au Québec, le secteur manufacturier regroupe la plus forte proportion de PME, suivi du secteur de la vente en gros et au détail. Il faudra recueillir davantage de données pour mieux comprendre les tendances du financement des PME au Québec.
Tel que précisé à la section Marché des PME, l'Ontario compte le plus fort pourcentage de PME au pays, ce qui explique le peu de variations entre les résultats de cette province et ceux de l'ensemble du Canada.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
Exception faite des emprunts auprès d'autres particuliers (des investissements « providentiels » pour la plupart), il y avait peu de variations en ce qui a trait aux types informels de financement utilisés par les PME de l'Ontario par rapport à la moyenne nationale. Les PME de l'Ontario ont toutefois proportionnellement moins fait appel aux types formels de financement, ce qui pourrait être attribuable à la diversité du marché financier dans cette province. Les PME ontariennes ont accès à d'autres méthodes de financement, comme le crédit-bail, ainsi qu'à un marché du capital de risque (CR) plus développé (tel que précisé à la partie IV).
Principaux fournisseurs de financement formel en Ontario, les banques à charte ont assuré le tiers du financement par emprunt des PME de la province en 2000 (31 p. 100, ce qui est légèrement plus élevé que la moyenne nationale de 29 p. 100). En raison de la présence des banques à charte sur le marché ontarien (86 p. 100 des points de service), il n'est pas étonnant qu'elles y soient le principal fournisseur de financement formel par emprunt. Seulement 3 p. 100 du financement par emprunt des PME ontariennes était assuré par les coopératives d'épargne et de crédit de même que les caisses populaires (comparativement à 5 p. 100 à l'échelle nationale), bien que cette proportion semble concorder avec leur présence dans la province. À l'heure actuelle, 581 coopératives d'épargne et de crédit ou caisses populaires sont en activité en Ontario30, ce qui représente environ 14 p. 100 des points de service offerts à la fois par les banques à charte, les coopératives d'épargne et de crédit et les caisses populaires31.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
Source : Statistique Canada, Enquête sur le financement des
petites et moyennes entreprises, 2000.
Tel que précisé à la section Marché des PME, le secteur agricole domine en grande partie l'activité économique de cette région. Ainsi que l'indique le tableau 9, les entreprises agricoles représentaient près de la moitié du marché des PME au Manitoba, en Saskatchewan et au Nunavut, ce qui est près de quatre fois supérieur à la proportion d'entreprises agricoles dans d'autres régions32. Tel que précisé plus loin dans la présente partie, la composition de l'utilisation d'instruments financiers (p. ex., une utilisation plus élevée par rapport à la moyenne d'instruments formels et des ressources personnelles du propriétaire) reflète bien l'utilisation des sources formelles de financement par emprunt des PME agricoles. La plupart des créances exigibles des PME de cette région relèvent de fournisseurs formels, y compris les banques à charte (37 p. 100 du financement par emprunt des PME, comparativement à 29 p. 100 à l'échelle nationale), ainsi que des coopératives d'épargne et de crédit et des caisses populaires (12 p. 100 du financement par emprunt des PME, comparativement à 5 p. 100 à l'échelle nationale). En réalité, dans cette région, les créances exigibles aux coopératives d'épargne et de crédit représentent la plus forte proportion du financement par emprunt des PME de toutes les régions du Canada. Cela reflète la forte présence sur le marché de ce fournisseur au Manitoba et en Saskatchewan : 181 coopératives d'épargne et de crédit étant actuellement en activité à 515 endroits dans la région33.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
La forte présence sur le marché albertain d'ATB Financial (anciennement Alberta Treasury Branches) a influencé les tendances relatives aux sources de financement et explique l'utilisation proportionnellement élevée des programmes publics de financement dans cette région. Organisme financier gouvernemental, ATB Financial a fourni du financement à plus de 20 000 entreprises clientes (en gros, 14 p. 100 des PME de l'Alberta). En 2000, 8 p. 100 du financement par emprunt des PME de cette région provenait de sources gouvernementales (comparativement à 4 p. 100 à l'échelle nationale). La présence d'ATB explique aussi sans doute le fait que la région dépend moins des banques à charte, auxquelles est attribuable 24 p. 100 du financement par emprunt des PME (comparativement à 29 p. 100 à l'échelle nationale).
Même si on y trouvait la deuxième plus forte concentration régionale de l'activité agricole en 2000, la structure financière des PME de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest n'était pas fortement influencée par les besoins de financement propres aux entreprises agricoles. En raison de la répartition sectorielle relativement équilibrée dans cette région, l'utilisation d'instruments formels et informels qu'on y trouve coïncide avec les moyennes nationales globales. Il y a lieu de noter que, tout comme les entreprises de la Colombie-Britannique, les PME de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ont tendance à financer leurs activités à même les bénéfices non répartis de l'entreprise. Contrairement aux autres régions, les PME de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ont beaucoup moins tendance à compter sur des types formels de financement externe. Toutefois, on ne peut à partir d'une seule observation déterminer si cela résulte de facteurs économiques cycliques, de facteurs sectoriels ou d'un manque d'accès aux sources formelles de financement, ou s'il faut l'attribuer aux préférences des propriétaires de PME.
Types formels de financement en 2000
Types informels de financement en 2000
Le schéma du financement en Colombie-Britannique et au Yukon est semblable à celui de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest. Les propriétaires d'entreprise ont davantage tendance à viser l'autosuffisance financière qu'à compter sur des sources formelles externes de financement. Cela peut être attribuable à la répartition sectorielle relativement équilibrée dans cette région. En Colombie-Britannique et au Yukon, la catégorie « autres secteurs », qui comprend une grande variété de regroupements industriels34, constitue le plus fort pourcentage de PME de toutes les régions. En raison de la diversité des entreprises regroupées dans cette catégorie, aucun schéma de financement ne semble dominer dans cette région. Tout comme c'était le cas en Alberta, il est impossible d'en établir la cause à partir d'une seule observation. Il faudra recueillir davantage de données et mener des analyses détaillées pour déterminer la nature des facteurs qui contribuent aux schémas de financement dans cette région.
21. Ces chiffres sur les instruments utilisés reflètent le pourcentage de PME qui ont fait appel à un type particulier de financement en 2000, indépendamment du fait que celui-ci ait été ou non autorisé ou obtenu l'année précédente. Par exemple, une entreprise peut avoir obtenu une marge de crédit commercial d'un établissement financier en 1990, mais pourvu que l'entreprise utilisait toujours cet instrument en 2000, on en fait état dans le présent rapport comme faisant partie de sa composition du capital en 2000.
22. Cela peut inclure, entre autres, le capital obtenu par la liquidation de fonds de caisses de retraite, de REER et d'assurance-vie ou en réhypothéquant des éléments d'actif.
23. Selon l'Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises, 2000 de Statistique Canada, les bénéfices non répartis des PME étaient en moyenne d'un peu plus de 83 000 $ en 2000.
24. Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, Investir dans l'entrepreneuriat : Résultats du sondage de la FCEI sur les banques, 2001.
25. La partie IV donne des précisions sur les investisseurs informels.
26. Institut de recherche sur les PME, Université du Québec à Trois-Rivières (2002), Le financement des PME canadiennes : satisfaction, accès, connaissance et besoins, 2001, rapport préparé pour Industrie Canada.
27. Une liste complète des structures financières et de l'utilisation des divers instruments financiers est fournie aux tableaux 11, 12, 13 et 14. Dans certains cas, l'échantillon ayant servi à l'Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises, 2000 limite les données relatives aux résultats régionaux, mais non provinciaux.
28. La partie III explique en profondeur l'offre régionale de financement et les points d'accès.
29. La Centrale des caisses de crédit du Canada compte un total de 73 coopératives d'épargne et de crédit dans la région de l'Atlantique, réparties dans 145 endroits (www.cucentral.ca, en anglais seulement).
30. Ce chiffre est fondé sur l'ensemble des succursales des 204 coopératives d'épargne et de crédit et des 13 caisses populaires actuellement en activité en Ontario. (Centrale des caisses de crédit du Canada (www.cucentral.ca), en anglais seulement).
31. En tout, 3 644 succursales des 52 banques à charte canadiennes sont situées partout en Ontario (Développement économique Ontario (www.2ontario.com), en anglais seulement).
32. Industrie Canada, Le financement des petites et moyennes entreprises du Canada, 2002.
33. Centrale des caisses de crédit du Canada (www.cucentral.ca, en anglais seulement).
34. La catégorie « autres secteurs » comprend entre autres la construction, les transports, l'entreposage, l'information et la publication, l'immobilier et la location, les services administratifs, les arts, les spectacles et les loisirs ainsi que les services d'hébergement et de restauration.