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Jusqu'à maintenant, on a recueilli peu de preuves empiriques sur les besoins de financement et les conditions auxquelles font face les groupes linguistiques au Canada. La plupart des statistiques mises en lumière dans la présente section sont extraites de l'étude effectuée pour Industrie Canada par l'Université du Québec à Trois-Rivières au printemps et à l'été 2001.
Les langues maternelles des entrepreneurs sont très semblables à celles de l'ensemble de la population :
Moyenne d'âge des propriétaires de PME, selon la langue maternelle :
Les propriétaires d'entreprises appartenant à des minorités linguistiques sont plus susceptibles d'être des hommes que tout autre groupe.
Éducation : Comme l'illustre le tableau 26, les entrepreneurs dont la langue maternelle est le français ont tendance à avoir moins d'éducation formelle que les autres propriétaires de PME : 24 % avaient un diplôme universitaire contre 33 % pour les entrepreneurs dont la langue maternelle est l'anglais et 37 % pour les autres langues.
| Plus haut niveau d'éducation atteint | Anglophone | Francophone | Langue maternelle non officielle |
|---|---|---|---|
|
Source : Université du Québec à Trois-Rivières, Le financement des PME canadiennes : satisfaction, accès, connaissance et besoins, 2001 |
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| Élémentaire | 6,3 % | 9,9 % | 6,1 % |
| Secondaire | 38,0 % | 43,7 % | 30,6 % |
| Collégial | 23,2 % | 22,2 % | 25,9 % |
| Universitaire | 32,4 % | 24,2 % | 37,4 % |
Stade de croissance de l'entreprise : En égard à leur entreprise, les entrepreneurs francophones tendent à détenir des entreprises plus vieilles qui sont à des stades de croissance plus avancés. Comme l'illustre le tableau 27, ces entrepreneurs affichaient également le pourcentage le plus bas de démarrage d'entreprises comparativement aux autres groupes linguistiques.
| Stade | Anglophone | Francophone | Langue maternelle non officielle |
|---|---|---|---|
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Source : L'institut de recherche sur les PME, Université du Québec à Trois-Rivières, Le financement des PME canadiennes : satisfaction, accès, connaissance et besoins, 2001, commandée par Industrie Canada, 2002. |
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| Démarrage | 5 % | 1 % | 14 % |
| Croissance rapide | 13 % | 12 % | 13 % |
| Croisssance lente | 51 % | 54 % | 50 % |
| Maturité | 22 % | 21 % | 19 % |
| Déclin | 9 % | 12 % | 5 % |
| Total | 100 % | 100 % | 100 % |
| Croissance moyenne anticipée pour les deux prochaines années | 37 % | 25 % | 49 % |
Taux moyens anticipés de croissance selon le groupe linguistique : On a demandé aux PME quel taux de croissance elles anticipaient au cours des deux prochaines années afin d'atteindre leurs objectifs. Elles ont répondu vouloir atteindre les taux de croissance suivants :
Exportation : Les groupes linguistiques non officiels étaient également plus susceptibles d'être des exportateurs :
Il semble y avoir certaines différences substantielles entre les fournisseurs utilisés et les taux d'approbation parmi les groupes linguistiques. Comme l'illustre le graphique 38, 48% des propriétaires francophones de PME ont déclaré que leur principal établissement financier pour les activités quotidiennes sont les coopératives de crédit et les caisses populaires. À l'opposé, 80 % des propriétaires anglophones d'entreprises préfèrent transiger avec les banques à charte pour leurs besoins financiers quotidiens ainsi que 90% des entrepreneurs appartenant à des groupes de minorités linguistiques (voir le tableau 6).
Graphique 38 – Principaux établissements financiers déclarés par les entrepreneurs pour leurs activités quotidiennes, selon le profil linguistique de l'entrepreneur, en 2000

Ces modèles peuvent refléter la structure de l'industrie des services financiers dans l'ensemble du pays plus qu'une préférence pour certains établissements parmi les propriétaires d'entreprises appartenant à ces groupes linguistiques.
Taux d'approbation du financement par emprunt : Cette étude démontre que, avec un taux d'approbation global de 82 % de toutes les PME, les entreprises appartenant à des entrepreneurs des minorités linguistiques non officielles obtenaient les taux d'approbation de financement les plus bas :
Pour les demendes relatives aux marges de crédit, les taux d'approbation étaient les suivants :
Les taux d'approbation des demandes de prêts à moyen et long termes étaient les suivants :
Une collecte de données supplémentaire et une analyse plus approfondie seront nécessaires pour révéler si ces variations reflètent des anomalies statistiques ou si elles sont plus fortement liées au secteur, à l'âge et aux profils régionaux des entreprises. Les PME appartenant à des minorités linguistiques sont comparativement plus jeunes et elles affichent un pourcentage plus élevé d'entreprises en démarrage que les autres entreprises.
Instruments de financement par emprunt : La variation est très minime dans les pourcentages de demande pour les divers instruments financiers entre les groupes linguistiques, à l'exception du crédit-bail. Comme l'illustre le graphique 39, les entrepreneurs francophones étaient légèrement moins enclins à demander du crédit-bail que les autres groupes linguistiques.
Accès au capital de risque : Une caractéristique fondamentale du capital de risque c'est que les investisseurs s'attendent à partager la propriété de l'entreprise en retour de leurs investissements. Les entrepreneurs qui sollicitent du capital de risque doivent être prêts à partager la propriété de leur entreprise pour attirer ce type de financement. Il est intéressant de noter que, si le Québec a définitivement le système d'investissements en capital de risque pour les petites entreprises le plus au point de toutes les régions du Canada, les propriétaires francophones sont les plus réfractaires à diluer les avoirs de leurs PME, comme l'illustrent les résultatsNote 71 suivants :
Graphique 39 – Proportion d'entreprises ayant demandé du financement, selon l'instrument et le profil linguistique de l'entrepreneur, entre 1998-2000

Demandes de capital de risques : Les entrepreneurs francophones ont fait légèrement moins de demandes pour du « d'autofinancement par actions »Note 72 comparativement aux autres groupes linguistiques :
De façon similaire, pour les formes de financement externe par actionNote 73 telles que le capital de risque, les propriétaires de PME parlant français ont fait moins de demandes. Les statistiques sont les suivantes :
| Appartenant à plus de 50 % à des femmes | Détenues à 50 % par des femmes | Détenues à moins de 50 % par des femmes | 0 % de propriété par des femmes | |
|---|---|---|---|---|
|
Source : Statistique Canada, Enquête sur le financement des petites et des moyennes entreprises, 2000 |
||||
| Toutes les PME | 14,9 % | 19,0 % | 11,5 % | 54,7 % |
| Taille des PME | ||||
| 0 employé | 5,1 % | 20,0 % | 8,1 % | 56,9 % |
| 1 à 4 employés | 16,2 % | 18,5 % | 12,5 % | 52,8 % |
| 5 à 19 employés | 12,5 % | 18,7 % | 16,4 % | 52,3 % |
| 20 à 99 employés | 9,5 % | 13,3 % | 23,0 % | 54,3 % |
| 100 à 499 employés | 4,3 % | 4,9 % | 32,1 % | 58,7 % |
| Régions | ||||
| Provinces de l'Atlantique | 15,5 % | 12,8 % | 12,5 % | 59,3 % |
| Québec | 15,4 % | 10,1 % | 11,7 % | 62,8 % |
| Ontario | 16,7 % | 17,7 % | 9,3 % | 56,3 % |
| Manitoba/ Saskatchewan/ Nunavut | 10,9 % | 29,8 % | 16,7 % | 42,7 % |
| Alberta / Territoires du Nord-Ouest | 11,0 % | 29,1 % | 14,7 % | 45.,3 % |
| Colombie-Britannique/ Yukon | 15,2 % | 22,8 % | 9.,9 % | 52,1 % |
| Industries | ||||
| Agriculture | 4,7 % | 32,3 % | 17,4 % | 45,5 % |
| Primaire | 4,4 % | 19,3 % | 15,1 % | 61,2 % |
| Fabrication | 13,2 % | 18,2 % | 11,4 % | 57,1 % |
| Commerce en gros / au détail | 19,0 % | 19,5 % | 13,3 % | 48,2 % |
| Services professionnels | 23,4 % | 15,4 % | 9,5 % | 51,7 % |
| Secteur des IFS | 11,5 % | 19,8 % | 12,6 % | 56,1 % |
| Autres secteurs | 15,2 % | 16,1 % | 9,5 % | 59,2 % |
| Zones | ||||
| Urbaine | 16,1 % | 16,6 % | 11,5 % | 55,8 % |
| Rurale | 11,6 % | 25,4 % | 11,4 % | 51,6 % |
| Financment par emprunt | ||||
| Poucentage de participation | 16,9 % | 28,4 % | 23,0 % | 21,8 % |
| Taux d'approbation | 82,1 % | 87,0 % | 80,0 % | 78,5 % |
| Financement par crédit-bail | ||||
| Poucentage de participation | 6,9 % | 9,2 % | 9,3 % | 8,6 % |
| Taux d'approbation | 99,1 % | 98,4 % | 97,1 % | 96,7 % |
| Personnes avec un handicap | Autochtones | Minorités visibles | Âgés de moins de 25 ans | Âgés de 25 à ans | |
|---|---|---|---|---|---|
|
Note X – les données ne sont pas significatives au plan statistique |
|||||
| Général | 2,1 % | 1,4 % | 7,0 % | 0,6 % | 8,4 % |
| Taille des PME | |||||
| 0 employé | 2,4 % | 1,2 % | 5,6 % | 0,6 % | 6,9 % |
| 1 à 4 employés | 2,2 % | 1,4 % | 7,5 % | 0,5 % | 10,6 % |
| 5 à 19 employés | 1,4 % | 1,6 % | 9,5 % | 0,6 % | 9,2 % |
| 20 à 99 employés | 1,9 % | 2,0 % | 9,2 % | 0,4 % | 5,4 % |
| 100 à 499 employés | 0,3 % | 0,6 % | 6,2 % | 0,4 % | 1,7 % |
| Régions | |||||
| Provinces de l'Atlantique | 3,3 % | 2,1 % | 2,4 % | 0,6 % | 8,6 % |
| Québec | 2,0 % | 0,4 % | 3,4 % | 1,0 % | 11,5 % |
| Ontario | 2,5 % | 0,9 % | 9,1 % | 0,2 % | 7,2 % |
| Manitoba/ Saskatchewan/ Nunavut | 1,6 % | 2,0 % | 3,2 % | 0,5 % | 7,6 % |
| Alberta / Northwest Territories | 1,3 % | 4,1 % | 6,3 % | 0,6 % | 8,7 % |
| Colombie-Britannique/ Yukon | 2,2 % | 1,0 % | 12,7 % | 0,7 % | 6,9 % |
| Industrie | |||||
| Agriculture | 2,9 % | 2,3 % | 1,9 % | 0,5 % | 8,5 % |
| Primaire | 2,1 % | 2,2 % | 1,5 % | 0,4 % | 9,2 % |
| Fabrication | 2,8 % | 1,4 % | 8,5 % | 0,7 % | 8,2 % |
| Commerce en gros / de détail | 1,9 % | 0,9 % | 10,0 % | 0,3 % | 7,2 % |
| Services professionnels | 2,2 % | 0,8 % | 6,3 % | 0,1 % | 5,2 % |
| Secteur des IFS | 2,0 % | 0,2 % | 10,9 % | 0,8 % | 12,2 % |
| Autres secteurs | 2,0 % | 1,5 % | 7,2 % | 0,7 % | 9,2 % |
| Zones | |||||
| Urbaine | 2,1 % | 1,2 % | 9,1 % | 0,5 % | 8,3 % |
| Rurale | 2,2 % | 1,9 % | 1,4 % | 0,8 % | 8,8 % |
| Financement par emprunt | |||||
| Poucentage de participation | X | X | 24,3 % | X | 36,5 % |
| Taux d'approbation | X | X | 82,7 % | X | 78,1 % |
| Financement par crédit-bail | |||||
| Poucentage de participation | X | X | 8,0 % | X | 13,7 % |
| Taux d'approbation | X | X | 91,2 % | X | 97,0 % |
71. Industrie Canada, 2002, Le financement des PME canadiennes : Satisfaction, accès, connaissance et besoins, 2001, exécuté sur demande par l'Université du Québec à Trois-Rivières.
72. La définition d'autofinancement par actions, selon l'étude de l'UQTR, inclut le financement par les amis et la famille ainsi que par les employés.
73. Selon la définition de l'UQTR, le financement externe par actions inclut les investisseurs informels, le capital de risque et le financement par les sociétés d'état.