Comme le montre le graphique 16, les PME ont accès à plusieurs sources de capital de risque. En 2000, 2,4 % des PME ont formulé une demande de capital de risqueNote 17. L'étude de Statistique Canada demandait aux PME si elles avaient soumis des demandes de « capital de risque ou de subvention », ce qui explique le grand nombre de demandes figurant au graphique de la présente section sous la rubrique : gouvernement et sociétés d'État. Les PME qui ont demandé des capitaux de risque affirment s'être adressées aux banques et aux coopératives de crédit, ce qui fausse un peu les résultats puisque ces établissements ne font normalement pas d'investissements en capital de risque. Il s'agit probablement d'une conséquence de la méthodologie de l'étude. Ainsi, comme l'étude regroupait le capital de risque et la subvention gouvernementale, ces deux formes de financement ont été traitées de façon similaire à des fins de comptage. Les études ultérieures comprendront des questions distinctes sur les capitaux de risque et sur les subventions de l'État et tenteront de déterminer si les PME qui se sont adressées aux banques et aux coopératives de crédit ont effectivement obtenu des capitaux de risque ou si elles ont simplement obtenu des conseils sur la manière de lever des fonds. Il faut ajouter que les fournisseurs informels de capital de risque, comme la famille, les amis ou les anges investisseurs ont eu la préférence des PME cherchant un financement par capital de risque en 2000. Cependant, et afin de mettre les résultats en perspective, il est important de rappeler que seulement 2 % de toutes les PME ont cherché à obtenir du financement par actions en 2001.
Graphique 16 – Sources de capital de risque auxquelles se sont adressées les PME en 2000
N.B. : Le graphique indique à qui les 2,4 % de PME qui ont demandé du capital de risque en 2000 se sont adressées. Comme des réponses multiples étaient possibles, la somme des résultats n'est pas
égale à 100.
17. Statistique Canada, Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises, 2000.